lundi 29 septembre 2008

Kings island

Bien qu'il fasse encore beau et chaud à Dayton, le beau temps ne va malheureusement pas durer. Lorsque mon colloc me parla d'un parc d'attractions "awesome", je me suis dit que c'était une bonne idée, surtout si le soleil pointe le bout de ses rayons. C'est ainsi que 9 UD students sont partis s'éclater à King's Islands pendant toute la journée de samedi. Après 45 min de route (très vite avalées), nous arrivons à King's Island.
Un peu effrayé par les attractions, aussi nombreuses que rapides, hautes, impressionnantes..., je prends mon courage à deux mains et décide de rentrer dans l'arène. Comme nous sommes à un mois de Halloween, le parc venait juste de réouvrir avec une ambiance appropriée : tombes, squelette, crânes... tout tait fait pour inquiéter le public, surtout le nuit tombée (le parc reste ferlant à 1 heure du matin).
Il faut savoir un petit détail important à mon sujet : j'ai le vertige. Je ne parle pas de ce que certains appelle "une Appréhension du vide". Je tiens à prévenir que ceux qui osent me le dire doivent s'attendre à de sévère représailles. Ce sont toujours ceux qui n'ont aucune phobie qui croient mieux que les autres. Je sais ce qu'est l'appréhension du vide et ce qu'est le vertige. (Désolé pour le coup de gueule, mais il fallait que ça sorte). Heureusement, tous ceux qui étaient avec moi aujourd'hui ont bien compris que je n'étais pas sujet "à une appréhension du vide", mais bien au vertige. Je vous remercie d'ailleurs tous ceux qui étaient avec moi samedi et qui m'ont aidé.
Retour à King's Island : ignorant dans le domaine des attractions à sensations, je me fis à mon colloc connaissant toutes les attractions par cœur (l'échelle de frayeur va de 1 : tout mignon à 5 : je meurs sur le siège avant même le départ du train).

1 - Invertigo : force 5 (gloups), durée 1min30 (multiplier par 10000 quand on y est).
On est sur un siège, attaché avec une ceinture et une protection "gilet de sauvetage", celle qui vous bloque la tête et le torse ; les pieds, eux, sont... dans le vide. On est par 4 en carré, c'est-à-dire qu'on voit les deux voisins d'en face et surtout leur visage pétrifié en l'occurence à quel point ils sont effrayés. A ce jeu, j'ai gagné à chaque fois... Bref, on monte tout doucement la pente pour le départ, là début du vertige (blanc, pétrifié, incapable de respirer : le vrai malaise). Ensuite descente brutale (j'ai jamais eu aussi peur) et ensuite impossible de savoir où est la terre, le ciel... Les loopings s'enchaînent, ne s'arrêtent pas (le tout vitesse grand V), puis on remonte une pente et on s'arrête. C'est fini. Ouf... sauf que dans tout voyage, quand on part, il faut revenir. Ce que j'ai fait en "marche avant", je le fais en marche arrière. Fier de ma petite personne, j'ai réussit à garder les yeux ouverts, à "profiter du voyage". Pour la respiration, après quelques blocage au début, mon cerveau a réussit à débloquer quelques fonctions de base , d'où ma survie. En sortant de l'invertigo, une sensation bizarre : impossible de reprendre le contrôle de mes doigts. J'étais tellement crispé sur l'attraction que pendant 10 min (réellement), mes mains ressemblaient à celles des Playmobils. Les doigts en forment de U où seul le pouce est décollé.
Après avoir détesté mon colloc, j'avoue y avoir pris du plaisir (si si, malgré l'arrêt cardiaque, chose qui se reproduira une vingtaine de fois dans la journée).
2 - Drop tower : la chute libre. 1min20, force 5.
On est assit avec la même protection que dans le premier. Dans un premier temps, on monte tout doucement, en tournant autour de la tour. Là, encore un malaise véritable, si j'avais pu arrêté l'attraction, je l'aurai fait. Après une montée très lente, on se retrouve en haut, "magnifique" panorama du parc (désolé j'avais pas mon appareil à ce moment là). Encore une fois après l'allée, le retour reste à faire. celui-ci était plus rapide car c'était une... chute libre... Je crois que samedi soir, Maman a dû m'entendre l'appeler. Sortie de l'attraction : je m'étale par terre, mes jambes ne me portent plus.
Et quand c'est fini, on recommence...
3- Le flight deck : force 4, 2 min.
A côté celui-ci est passé comme une lettre à La Poste. Un peu de vitesse, pas de hauteur, pas de looping, tu petit lait après ce que j'ai vécut, quel soulagement.
4- The son of the Beast (le fils de la bête) : force 5, 3 min (le plus long du parc,en durée), principalement en bois (oui oui).
Après une première descente où j'ai préféré fermer les yeux (désolé de vous décevoir mais je les ai gardés ouverts pour tout le reste). Celui-ci était génial. Grosse peur au début (dans la file d'attente), mais après une petit bonheur. Pour ceux qui mal de dos, c'est pas terrible (moi ça allait car on est constamment plaqué au sol, ce qui pour moi me réconfortait : le wagon est resté sur les rails tout le temps. Comme dans toutes ces attractions, une petite photo surprise ; mais malheureusement mon colloc chinois avait mis sa main pile devant ma tête, alors qu'à ce moment là j'avais les yeux ouverts !!!
5- Adventure Express, présenté comme "force 5",
quand on a fait le vertigo, celui-ci se boit comme du petit lait ! Grosso modo, il est comparable au train de la mine de Disney, mais plus rapide quand même.

6-Backlot Stunt Coaster : force 4
Alors que l'on croyait se faire un truc pépère avec celui-ci : des Mini en guise de wagons,. Ce dernier s'est avéré amusant. Départ fulgurant avec des virages (pas de loopings), le tout à un rythme soutenu. Il reprend l'histoire du film "Braquage à l'italienne", sorti il y quelques années. Bien que personne n'ait eu peur une seule fois (même moi), nous étions les seuls à hurler pendant l'attraction. En arrivant gros fou rire en s'apercevant que nous étions les seuls à avoir hurler pour "simuler" notre frayeur.
7- The racer
Encore une attraction où j'ai été un peu (beaucoup, complètement) paralysé au début. Mais c'est en "vivant" l'attraction que je me suis détendu pour enfin apprécier le moment. Bien que moins exceptionnel par son tracer (tout droit, des montées, des descentes, un demi-tour et rebolote), la vitesse me maintenait cependant bien calé dans mon siège (ça et les sécurité bien sûr).
8- The beast
Enfin la dernière, le papa du fils (the son of the beast), force 5 bien sûr (vous ne m'attendiez pas à ce que je finisse ma journée avec un force 3 quand mêm !).
Bien qu'un peu fatigué par la journée, le stress, l'appréhension et la montée d'adrénaline puis les retombée, je voulais quand même en fair eun dernier pour la route. Ayant quelques doutes, je demande à mon colloc quel type d'atraction, vitesse, looppings... ce dernier me dit que de mémoire il est "cool", comprenez "bien mais pas de quoi prendre une assurance-vie." Me disant "bon, s'il n'y a pas de looping, pourquoi pas...." Tu parles, "non, je ne crois pas qu'il y ait de loopings", il a juste oublié de me mentionner les 3 loopings qui s'enchaînaient. Après 50 min de queue (l'attente la plus longue, en moyenne j'ai attendu 20-25 min attraction et le temps passait vite).
En arrivant devant les wagons, je commence à voir les personnes devant hurler à la mort à peine le wagon parti. Etrange... Naturellement, les jambes commencent à me dire qu'elles peinent à me porter, mes mains transpirent, mon coeur se met à convulser, mon visage devient plus que pâle : translucide. Et là le doute cartésien m'envahit : je devrais peut-être prendre la tangente... trop tard, le wagon de la mort s'avance, vide (les gens déscendent dans une autre salle), silencieusment et les portes s'ouvrent : en avant mon kiki ! Je monte, m'empresse de m'attacher, la barre est bloquée sur les jambes mais pas d'encoche pour clipser ma ceinture. "Please, anyone ?" Hereusement, le personnel vérifie tout à chaque fois (comme partout) et quelqu'un s'empresse de clipser ma sécurité, ouf. Une petite prière, un regard à gauche et à droite, je respire à fond et surveille du coin de l'oeil celui qui est en charge de lancer le bolide. On respire et le départ est lancé. Je n'oublie pas de maudir mon coloc, qui était mon voisin direct pour cette attraction. En 4 secondes, je passe de 0 à 100 km/h ! Nous arrivons dans une salle obscure où s'enchainent montées descentes loopings vertigineux le tout vitesse éclaire. Puis arrêt complet du véhicule au pied d'une pente et montée lente mais sûre de l'engin. Bien que peu élcairé, le hangar dans lequel nous sommes dévoile ses mystères. Nous sommes dans l'espace et je perçois le tracet du wagon (passé ou à venir, aucune idée, j'ignore qui je suis , où vais-je et dans quel état j'erre (étagère, lol). Reprise du chemin à fond les ballons (un gros fou rire me prend, heureusement personne ne m'entend avec les cris des autres passagers). Malheureusement, nous arrivons au terme du périple : il faut à présent descendre (je serai bien resté pour un tour bonus).
Enfin je n'oublie pas l'attraction bonus : la Tour Eiffel. Oui oui, une tour Eiffel est posée en plein milieu du parc (aucune crainte à avoir avec la nôtre). Celle-ci n'est pas une attraction mais plutôt un ascensceur avec une vue panoramique sur tout le parc. Une sorte de "menu" pour savoir quelle attraction faire. Ce qui pour tout le monde n'était qu'un truc à faire, a été pour moi l'attraction la plus effrayante. Bien qu'en ayant touché deux mots à un de mes collocs, ce dernier m'a avoué, bien après, qu'il croyait que je blagais. Mais en voyant ma tête une fois arrivé en haut de l'édifice, il comprit le sérieux du moment. Je suis désolé ma chère famille : j'ai toujours refusé de vous accompagner en haut de la vraie tour, mais bien que celle-ci n'était qu'une petite réplique (en qualité, comme en hauteur), je me sais incapable pour l'instant de monter sur la vraie. J'espère ne pas avoir commis de sacrilège en foulant les pieds de cet ersatz au lieu de l'original. C'est à peine si j'ai pu me décoler des parois del'ascenseur, la vue au loin me faisait perdre l'équilibre.
Quelques petits conseils si vous connaissez des personnes avec la même phobie :
- Eviter tout contact physique sauf s'il est demandé par la personne pétrifiée,
- Ne nous forcez à voir "cette magnifique vue que tu ne verras qu'une fois dans ta vie..."
- Ne cherchez pas à faire une petite blague pour détendre l'atmosphère (tant que les pieds ne touchent pas le plancher des vaches, la blague est pas drôle du tout),
- Ne cherchez pas à raisonner la personne avec les sécurités en place, que personne n'est jamais tombé.... C'est une phobie ! Et pas défénition c'est irrationnel, donc oubliez la logique 1+1=2,
- Ne prononcez jamais les mots "appréhension" et "vide". Sur le moment, on pipe pas un mot, mais une fois descendu, vous êtes juste rayé du répertoire d'amis...

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