lundi 8 septembre 2008

Buffalo chicken

Comme tous les midis, je déjeune au Kennedy Union, un des principaux bâtiments du campus.
Il porte ce nom suite à la célèbre et triste mort du président américain JFK. Ce dernier était en effet venu pour l'inauguration de l'université, la veille de sa mort. En sa mémoire, l'université a décidé de rebaptiser ce batiment. A l'origine, il aurait dû s'appeler UE IA SUOV EJ, un auteur polonais qui a fini sa vie en hermite dans la région (je n'ai pas enquêtais plus loin).
Bref, j'arrive dans la cafétéria et, bien que tenté par le classique mais excellent cheeseburger, je me risque à essayer le menu du jour : le... Buffalo Chicken (elle est était facile comme devinette, c'est le titre de ce poste, je vous crayais plus en forme). Un peu craintif quant au "menu du jour", je me renseigne auprès de mon ami Thaï : "Is it hot ?" (traduction Est-ce que ça arrache le dentier ?), "Oh, kinda, no" (pas vraiment non !). Rassuré, je lui emboite le pas et hop hop hop chicken and rice (riz) pour bibi ! Une petite salade de fruit pour le côté 5 fruits et légumes par jours (j'en ai pris 3 différents, c'est pas mal). Je passe à la caisse, puis à table, mon ventre crie famine (pas vraiment il était 11 heures). Ah oui, ici il mange tôt aussi à midi (enfin au déjeuner). De plus, comme nous avons ensuite cours à midi et à 13 heures, le seul craineau dispo pour se voir tous ensemble c'est 11h.
J'en reviens à mon poulet. A l'oeil, ça parait pas infecte : blanc de poulet fris, riz blanc. Le poulet était rouge, mais rien de très bizarre. Une petite prière (je blague), j'attrape la fourchette et direct entre les dents. J'avale et là c'est le drame, tout bascule. Langue brulante, gorge en feu, combustion spontannée des intestincts. Les larmes au yeux peinent à sortir tellement il fait chaud, impossible de sortir un son pour appeler à l'aide : le visage aussi rouge que le terrain de volley-ball (eh oui, pour comprendre il faut suivre toutes mes aventures) interpelle mes compagnons attablé.
Fous rire généralisés de la table (Français, Thai, Koréennes) : en gros absence de soutien dans un moment très difficile pour moi. Après, avoir vidé mon assiette de riz et bu de l'eau (je sais qu'il faut pas, mais ça donne quand même soif), je récupère enfin un semblant de dignité. Une copine me propose de recouvrir un bout de poulet avec une sauce type carbonara pour adoucir. Que nenni ! Rebelote : riz + eau + absence complète de dignité = MOI (désolé pour ceux quin'aime ntpas les maths, mais cette équation me paraît pas non plus capilotractée (Qu'est-ce que ça veut dire ? allez cherchez un peu.... Réponse pour les fainéants : tiré par les cheveux).
J'enchaîne avec ma salade de fruits et ose quémander un bout du gâteau de Clément qui mon offre volontier (merci merci merci). Vous aussi remerciez-le, sans lui je ne serai plus là pour vous raconter mes histoires (bientôt disponible aux éditions Albin Michel).
Avant de quitter cette page en disant "Oui, mais PS c'est une petite nature, un grain de poivre dans un litre de soupe et il crie au feu.." Je tiens à préciser que, comme vous, Clément ne me croyait pas et à souhaité tester. Après un petit rictus coordonnée de l'oeil et de la machoire, il a confirmé mes propos "Ah oui, ça arrache un peu la gueu..". Encore une fois merci Moutmout.
Dorénavant ne mettez plus "bufffalo" et "chicken" dans la même phrase, merci.

Au fait, l'histoire de Kennedy est complètement bidon, bien que le restaurant s'appelle quand même Kennedy Union. A présent lisez le "nom original" en partant de la fin, il y a une petite surprise. Ah Ah Ah, en tapant ce message je me marre tout seul depuis un quart d'heure...

1 commentaire:

Cynthia Augereau a dit…

Mais dis donc PS tu t'amuses bien!!!
Je vous imagine trop, la bouche en feu mais essayant de faire style "non tout va bien pourquoi il fait juste un peu chaud!". Mais par contre, je ne te crois pas quand tu dis que Clémout t'a passé du gâteau, ça c'est surement encore une de tes petites blagues je suis sure!