La semaine précédente, un unique mot: Vote. Ici, on peut voter, le jour-même des élections (en ce rendant aux urnes ou en votant par correspondance. Il faut savoir que même si on ne parle que des présidentielles, leur bulletin de votes comporte en réalité une trentaine de questions. Mon colocataire m'a d'ailleurs montré le papier, enfin les 3 feuilles recto/verso. En tenant ces feuilles dans la main, j'ai eu un flash-back du jour ou j'ai passé le code de la route: 30 questions, 4 choix possibles. Cela me fait d'ailleurs penser que le QCM est un élément très ancré dans la vie américaine. 3 de mes 4 examens sont sous forme QCM (et pas de points négatifs !).
Bref, pour le 4 novembre, Russell pouvait voter pour : son président, son sénateur (le Congrès est renouvelé par moitié à chaque élection), le shérif de son "County", le procureur, le juge, le directeur de son lycée... plus une tripoté d'amendements à la Constitution. La moitié des spots publicitaires était d'ailleurs sur le rejet ou l'acceptation de tel ou tel amendement (en fonction de qui payait le spot publicitaire).
A votre avis, combien de cases étaient présentes pour la question sur le Président (le vice-président faisait case commune) ? Ils n'étaient pas 2 mais 10! Bien qu'en théorie, le temps de parole doit être égal, comme les fonds sont privés (l'Etat ne rembourse rien, contrairement à la France), l'équité n'est ici pas appliquée. En plus des partis démocrates et républicains, on trouvait: le parti socialiste, le parti vert, le parti constitutionnalise, le parti indépendant, le parti socialiste des travailleurs (communistes mais sans le mot) et le parti libertarien (?). Je vous rassure, ils n'ont remporté que 1,1% des voix (ils ne sont même pas pris en compte dans les chiffres !).
Bref, je rejoins un appart équipé d'une télé pour suivre les résultats en direct. Je ne sais pas pourquoi celles qui ont mis la télé se sont scotchées sur Fox News (chaîne ouvertement républicaine) alors que mes hôtes soutenait Obama sans la moindre hésitation. A partir de 20 heures, les résultats tombent à chaque heure (à cause du décalage horaire, les USA s'étalent sur 4 fuseaux horaires). Petit à petit, le nombre de grands électeurs gonlfe plus vite chez les Démocrates par rapport aux Républicains. A 11pm, la Californie met fin au suspense en accordant ses 55 électeurs à Obama. Ce dernier atteint les 290 électeurs (soit 20 de plus que le minimum requis) et devient alors le "président elect". En une fraction de seconde, mon oreille droite cesse de fonctionner et je peine à protéger sa jumelle. Perrine et Sofia (celles chez qui j'avais élu domicile pour suivre les résultats) sautent du canapé en hurlant (littéralement). J'ignore comment, mais je suis à peu près sûr qu'elles ont atteint les ultra-sons, ou en tout cas une fréquence aussi haute que douloureuse à entendre. Elles étaient incontestablement heureuses.
Dès le lendemain, on pouvait lire sur le visage, ceux qui étaient fiers du résultats. Pour en être sûr, je me renseignais, auprès de ceux qui étaient démocrates, sur leur opinion. Et leur réponse était aussi unanime que surprenante: "Je suis super content (I'm so happy), c'est grandiose (it is awesome), je suis super excité (I'm so exciting), j'espère qu'il ne se fera pas descendre (I hope he won't be shot). " Autant je m'attendais à la première partie, mais la seconde me laissait pantois. N'étant pas sur de ce que j'avais compris, je leur demandais de répéter. Sans être parano, j'ai rapidement compris (ainsi qu'à travers les journaux) que la menace est plus que réelle. Bien qu'une large majorité l'ait élue, voir un Président des USA noir n'est pas forcément encore bien accepté. Pour ceux qui le soutienne, tous leurs espoirs reposent sur lui, il est souvent perçu comme le Messie.
Bref, pour le 4 novembre, Russell pouvait voter pour : son président, son sénateur (le Congrès est renouvelé par moitié à chaque élection), le shérif de son "County", le procureur, le juge, le directeur de son lycée... plus une tripoté d'amendements à la Constitution. La moitié des spots publicitaires était d'ailleurs sur le rejet ou l'acceptation de tel ou tel amendement (en fonction de qui payait le spot publicitaire).
A votre avis, combien de cases étaient présentes pour la question sur le Président (le vice-président faisait case commune) ? Ils n'étaient pas 2 mais 10! Bien qu'en théorie, le temps de parole doit être égal, comme les fonds sont privés (l'Etat ne rembourse rien, contrairement à la France), l'équité n'est ici pas appliquée. En plus des partis démocrates et républicains, on trouvait: le parti socialiste, le parti vert, le parti constitutionnalise, le parti indépendant, le parti socialiste des travailleurs (communistes mais sans le mot) et le parti libertarien (?). Je vous rassure, ils n'ont remporté que 1,1% des voix (ils ne sont même pas pris en compte dans les chiffres !).
Bref, je rejoins un appart équipé d'une télé pour suivre les résultats en direct. Je ne sais pas pourquoi celles qui ont mis la télé se sont scotchées sur Fox News (chaîne ouvertement républicaine) alors que mes hôtes soutenait Obama sans la moindre hésitation. A partir de 20 heures, les résultats tombent à chaque heure (à cause du décalage horaire, les USA s'étalent sur 4 fuseaux horaires). Petit à petit, le nombre de grands électeurs gonlfe plus vite chez les Démocrates par rapport aux Républicains. A 11pm, la Californie met fin au suspense en accordant ses 55 électeurs à Obama. Ce dernier atteint les 290 électeurs (soit 20 de plus que le minimum requis) et devient alors le "président elect". En une fraction de seconde, mon oreille droite cesse de fonctionner et je peine à protéger sa jumelle. Perrine et Sofia (celles chez qui j'avais élu domicile pour suivre les résultats) sautent du canapé en hurlant (littéralement). J'ignore comment, mais je suis à peu près sûr qu'elles ont atteint les ultra-sons, ou en tout cas une fréquence aussi haute que douloureuse à entendre. Elles étaient incontestablement heureuses.
Dès le lendemain, on pouvait lire sur le visage, ceux qui étaient fiers du résultats. Pour en être sûr, je me renseignais, auprès de ceux qui étaient démocrates, sur leur opinion. Et leur réponse était aussi unanime que surprenante: "Je suis super content (I'm so happy), c'est grandiose (it is awesome), je suis super excité (I'm so exciting), j'espère qu'il ne se fera pas descendre (I hope he won't be shot). " Autant je m'attendais à la première partie, mais la seconde me laissait pantois. N'étant pas sur de ce que j'avais compris, je leur demandais de répéter. Sans être parano, j'ai rapidement compris (ainsi qu'à travers les journaux) que la menace est plus que réelle. Bien qu'une large majorité l'ait élue, voir un Président des USA noir n'est pas forcément encore bien accepté. Pour ceux qui le soutienne, tous leurs espoirs reposent sur lui, il est souvent perçu comme le Messie.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire